Les Z sont nés dans un monde où la réalité les frappe plus durement et plus rapidement. Ils ont appris à jongler avec le terrorisme et les récessions, les questions environnementales, l’incertitude et la complexité, comme on le dépeint un peu dans des fictions telles que Hunger Games et Divergent, des histoires d’adolescents qui luttent pour leur survie.

On leur a fait pratiquer des situations de confinement à l’école, afin de prévenir des drames à l’image des tueries de Columbine aux États-Unis (1999) ou du collège Dawson au Québec (2006).

Ils ont parfois le sentiment que des forces extérieures contrôlent leur destinée, entraînant de l’anxiété, un risque de dépression et du stress. Cette productivité attendue en tout temps et présente dans toutes les sphères d’activité les place dans un contexte où ils doivent constamment faire leurs preuves.

Le phénomène des slashers (plusieurs emplois simultanés) amorcé chez les Y se vit aussi chez les Z. La stabilité professionnelle n’est plus au rendez-vous, on doit sans cesse se réinventer et apprendre à mettre plusieurs cordes à son arc pour se démarquer, alors que la précarité d’emploi est toujours bien présente.

L’influence est dispersée dans le peuple au lieu d’être concentrée dans les grands médias contrôlés, ce qui amène un déséquilibre dans la balance du pouvoir.

Les communications anonymes et éphémères du genre de Snapchat, Secret, Whisper ou WhatsApp ébranlent le concept du respect de la vie privée.

Face à la réalité numérique permanente et au déluge d’informations, il devient parfois difficile de savoir où se trouve la vérité.

Les Z savent s’exprimer et soumettre leurs idées, ils se réinventent, sont ouverts aux échanges, aux discussions et au partage.

Dans un monde où la vitesse des échanges et des communications est parfois ahurissante, l’accessibilité prend une tout autre forme. On interagit maintenant en direct, sans se soucier de prendre rendez-vous.
On est multitâche, on fait appel au crowdsourcing (externalisation ouverte ou production participative) et à des plateformes éducatives ouvertes.

L’accessibilité atteint aussi le système d’éducation. Comme l’ont présenté Thomas Koulopoulos et Dan Keldsen dans leur ouvrage The Gen Z Effect : The Six Forces Shaping the Future of Business (2014), d’ici les 30 prochaines années, le nombre de diplômés dépassera tous les diplômés depuis le début de l’histoire documentée.

Le plaisir fait davantage appel aux sensations ressenties, qu’à une véritable réflexion; on veut se distraire, sortir de la routine, oublier un peu sa réalité. Pour y arriver, on fera appel aux émotions fortes et aux activités intenses.

Cela se ressent aussi dans le monde du travail, on fonctionne davantage par automatisme que par raisonnement; on veut obtenir le succès immédiat et on cherche un moyen d’y arriver, d’avoir LA bonne idée! Idole de plusieurs jeunes de cette génération, le fondateur de Tesla et SpaceX, Elon Musk, a déclaré à ce sujet quelque chose de très révélateur : « Tout produit qui nécessite un manuel d’instructions est fichu. »

Tiré de: Générations X@Z

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