C’est votre responsabilité de gestionnaire de mettre en place les conditions favorables à l’évolution de vos employés. Je parle ici bien plus d’évolution personnelle (ou spirituelle) que de progression de carrière ou de plan de formation. Comme le disait Maurice Zundel : « Si l’usine ne vise pas à produire des hommes et des femmes avant de produire des choses, comment les travailleurs pourront-ils se comporter en hommes et en femmes dans la société? »

C’est pour ça que le travail est si important dans nos vies. Important d’abord pour répondre à nos nécessités matérielles. J’insiste ici sur le terme « nécessités ».

Comment pouvons nous aller au-delà du faire et surtout de l’avoir dans un monde axé sur la consommation et le paraître? Une façon de se détacher de ses avoirs matériels est de les considérer simplement comme des outils et de n’en considérer aucun comme essentiel.

À cet effet, il y a des leçons à tirer de nos organisations qui décident froidement de se départir de leurs actifs matériels : il n’y a pas d’émotion, « business is business » et la perte d’un actif n’est pas nécessairement une catastrophe. Le problème c’est quand une organisation se départit de ses actifs humains avec le même désintéressement, ce qui est évidemment inacceptable.

La vie tourmentée de certaines célébrités qui semblent avoir tout pour être heureux est aussi une autre indication que l’on doit se détacher de nos ambitions matérielles. En effet, si les gens riches ont toutes les possessions dont je rêve et qu’ils ne sont pas heureux, comment puis-je aspirer à trouver le bonheur? Nous nous mettons tellement de pression à vouloir tout posséder et faire toutes ces choses que l’on juge essentielles à notre bonheur…

Alors que je participais à un séminaire sur comment devenir riche (ça avait l’air tellement facile dans la publicité…), j’ai été surpris par la sagesse des propos du conférencier. Au lieu de faire miroiter des sources de revenus supplémentaires exponentielles, il suggérait plutôt de réduire ses dépenses. Pris dans le tourbillon quotidien, j’en avais oublié cette évidence : moins on dépense, moins on a besoin d’argent. En réduisant nos dépenses, on diminue l’impact de l’argent sur nos décisions relatives au travail : on s’assure d’avoir le minimum requis et on consacre le reste de notre temps à faire ce qui nous plait.

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