Pourquoi est-ce qu’on se défoncerait pour un patron qui ne sait même pas qui on est, ce qu’on veut ou ce qu’on peut faire pour l’organisation? Voilà la réflexion que font vos employés en arrivant au travail chaque jour.

À titre de gestionnaire, si vous voulez générer davantage d’engagement au sein de votre équipe, vous devrez mettre en place des pratiques pour mieux connecter avec chacun de ses membres.

Être, avoir ou faire? Les sages disent que le travail, ce n’est pas simplement ce que nous faisons à longueur de journée ou les avoirs que nous en tirons, mais bien ce que nous sommes à travers ce travail. Pourtant, les cent patrons les mieux payés au pays ont empoché en moyenne 40 000 $ par jour l’an dernier, soit l’équivalent du salaire moyen de 174 employés. Privilégient-ils vraiment l’être face à l’avoir? Avouez qu’il y a lieu d’en douter.

Ne nous racontons pas d’histoire, tout le monde sait bien que votre job de gestionnaire ne vous rapporte pas des millions par année. Ce n’est pas le chiffre qui est important, mais le principe du chacun-pour-soi.

Les organisations et leurs patrons pensent plus à créer de la richesse pour eux que pour leurs employés et ces derniers ne voient plus dans leur travail que l’aspect mercantile : « Tant qu’à me faire suer ici, ça va leur coûter un bras… » Le bras en question pouvant être de vouloir plus d’argent, d’en faire le strict minimum, d’utiliser à outrance le matériel ou les avantages mis à sa disposition, etc. Lorsqu’on tombe dans cette dynamique transactionnelle, tout devient mesuré et calculé et on s’éloigne de la passion qui nous pousse à nous investir au travail. Adieu engagement…

Quels sentiments provoque cet écart grandissant du partage de la richesse entre les patrons et les gens « normaux » comme vos employés? De l’envie? Du dégoût? De l’injustice? Chose certaine, cela n’éveille sûrement pas l’engagement à vouloir s’investir dans son travail pour enrichir encore davantage un patron déjà trop grassement payé. Il reste alors deux options. Soit l’employé continue à faire son petit train-train quotidien en espérant un jour avoir ce qui le rendra heureux ou soit qu’il trouve une nouvelle motivation dans son travail qui se situe davantage au niveau de l’être, de la réalisation de soi.

Désabusé face à l’héritage laissé par l’adulation de la quête de la richesse matérielle (familles éclatées, endettement, pollution, etc.) les employés se tournent maintenant vers la quête de sens. Puisque nous passons la majeure partie de notre vie active au travail, ce dernier pourrait contribuer à donner un sens à notre vie. À condition bien sûr qu’il n’y ait pas de contradiction entre nos idéaux personnels et ceux de l’organisation dans laquelle on travaille…

Tiré de Générer l’engagement au travail.

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