Il y a souvent une déconnexion profonde entre les valeurs personnelles de l’employé et celles véhiculées par son patron. Lorsque cela se produit, chacun avale parfois sa pilule pour éviter de tomber dans les mauvaises grâces de l’autre. On se dit alors, qu’il a probablement ses raisons, que chacun a droit à ses valeurs, que l’on n’est pas obligé d’être d’accord sur tout avec tout le monde, etc. Tout cela est vrai, mais le problème ce n’est pas d’être d’accord ou pas avec son patron : c’est de ne pas pouvoir en discuter avec lui.

 

Osez vous entourer de fortes personnalités

Personnellement, je n’ai jamais eu le courage de le faire lorsque j’étais employé, mais je sais aujourd’hui que c’est ce à quoi s’attend un employé. Voici le conseil que l’on donne à tous les patrons : ne vous entourez pas de « Yesmen ». Même l’ancien président des États-Unis Barack Obama a osé s’entourer de fortes personnalités aux opinions contraires aux siennes. Ça complique parfois le processus décisionnel, mais à la fin, on arrive à de meilleures solutions.

De grandes divergences non discutées entre les valeurs profondes des individus qui forment une équipe est malsain. Cet écart crée un stress inutile, une blessure à l’âme qui, si elle est suffisante, devrait motiver des membres de votre équipe à entreprendre un changement.

Vous agissez d’une manière contraire aux valeurs de vos employés (ou à celles qui sont affichées sur le mur dans le hall d’entrée…)? Avant d’aller voir le délégué syndical ou la directrice des ressources humaines, l’employé va vouloir simplement avoir une discussion franche et ouverte avec vous.

Alors que j’étais un jeune gestionnaire inexpérimenté, j’aimais bien quand un de mes employés venait me voir pour discuter dans mon bureau seul à seul de l’écart entre mes actes et mes valeurs ou les siennes. Cela me permettait de prendre un peu de recul et de voir les choses sous une perspective différente.

Lorsque j’étais employé, je n’étais pas du genre à « challenger » les décisions de mon patron, et je pense que cela m’a créé beaucoup de frustrations. Je critiquais dans ma tête les décisions, mais je devais vivre avec.

 

Osez encourager les opinions divergentes

Paradoxalement, les employés que j’appréciais le plus lorsque j’étais gestionnaire étaient ceux qui n’hésitaient pas à me faire part de leurs réserves sur certaines de mes décisions. Cela me permettait de maintenir le canal de communication ouvert et j’avais tendance à les consulter davantage avant de prendre mes décisions, ce qui leur permettait d’avoir un impact réel sur leur travail.

Tiré de Générer l’engagement au travail.

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