Les parents de la génération Y se sont démenés pour offrir une meilleure vie à leurs enfants. Souvent privés de véritable reconnaissance par leurs propres parents, ils ont tout fait que pour leurs enfants vivent leurs rêves et découvrent leurs passions. Ils surveillent de près les activités de leurs rejetons en les encadrant et en les récompensant – tout le monde mérite un trophée ! C’est sans doute pourquoi on dit que les Y ont de la difficulté à se faire dire non…

Ces derniers n’ont pas le sens du devoir, car plusieurs ont vu leurs parents se tuer à l’ouvrage pour ensuite se faire congédier quand ils ne faisaient plus l’affaire. Contrairement à ce qu’on laisse parfois croire, les Y ne se sont pas élevés tout seuls, ils répètent simplement ce qu’on leur a appris.

Ils sont indépendants, pas nécessairement loyaux, parfois égoïstes et ont une estime de soi béton.

Au Québec, on voit apparaître les prénoms composés, les doubles noms de famille, on a besoin de se sentir unique, de se démarquer et on transmet ce trait à toute une génération.

Les Y sont nés de parents qui pour la première fois définissent leur modèle familial par eux-mêmes. Ils ont eu des enfants par choix, pas pour respecter les conventions en place, qui ne tiennent plus. On peut se faire avorter, on planifie le bon moment pour fonder sa famille, les femmes ont accès à diverses méthodes de contraception pour contrôler le moment où elles voudront vraiment un enfant. Alors quand il se présente finalement, tout est mis en place pour le satisfaire.

La génération Y est élevée avec de nouveaux enseignements, notamment avec l’arrivée de Françoise Dolto et ses travaux sur la psychanalyse de l’enfant. On apprend que l’enfance joue un rôle fondamental dans le développement des individus, ce n’est donc pas étonnant qu’on leur accorde de plus en plus d’attention et d’importance dès le plus jeune âge.

On commence à entendre l’expression « enfants-roi », un phénomène nouveau alimenté par le fait qu’on soit plus attentif à leurs besoins, qu’il y ait davantage d’enfants uniques, mais aussi par la baisse du nombre d’enfant par femme.

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