Plus on devient ouvert, honnête et authentique, moins on est vulnérable aux vents contraires parce qu’on demeure solidement centré avec nos racines profondes. Souvent un ego est bâti sur un manque de confiance en soi.

Pour retrouver leur véritable nature, l’employé de nouvelle génération veut arrêter de vouloir être une version idéalisée de quelqu’un d’autre et cesser de se comparer.

Quand on a vu ses parents ou ses amis se tuer à l’ouvrage pour se faire « flusher » cavalièrement par leur patron, on apprend vite qu’un ego bâti sur des choses éphémères telles que la richesse matérielle, le pouvoir ou l’apparence physique bascule rapidement lorsque ces conditions disparaissent.

Un autre avantage de ne pas vouloir être comme quelqu’un, c’est qu’on peut être tout le reste. Il n’y a donc plus de menaces lorsque les autres se dressent devant nous avec leurs opinions et leur ego. Leurs opinions ne nous limitent plus, nous ne sommes pas en opposition, mais bien des composantes indépendantes faisant partie d’un tout.

Combien de fois je me suis empêché de dire ce que je pensais lors d’une rencontre d’un comité de direction pour éviter d’être confronté et fragilisé. Je me suis toujours freiné de prendre ma place et d’exercer toute l’influence qu’on attendait de moi par crainte de piler dans les plates-bandes des autres. En fait, je ne faisais que projeter mes propres craintes en pensant que si je m’exprimais, j’attaquerais les autres, et qu’eux aussi pourraient attaquer mon fragile ego qui voulait se faire aimer de tous. Voilà probablement une des explications qui m’empêchait de mieux réussir dans ce que je croyais être l’emploi de mes rêves.

Le patron de nouvelle génération aborde les gens de manière inclusive et tolérante face aux différences. Il s’intéresse plutôt que de vouloir se montrer intéressant. Chacun a des besoins et des intérêts individuels à découvrir. Avant que tout cela ne soit possible, vous devez tout d’abord vous aussi avoir développé cette sérénité, cette indépendance, cette distanciation d’avec vous-même pour vous consacrer au développement de l’autre.

 

Tiré de : Les patrons sont-ils tous des menteurs ?

Plus d'articles