Quoi faire avec une personne compétente, mais qui possède une mauvaise attitude? Voici une question qui m’a été posée suite à une conférence donnée à un groupe d’environ 200 pharmaciens dans le cadre de leur congrès annuel.

Vous avez sûrement déjà entendu ceci : on embauche une personne pour ses compétences, mais on la congédie pour son attitude. À titre de gestionnaire, j’ai déjà vécu le stress de devoir adresser un problème de comportement avec un employé qui pourtant était très compétent.

Il s’agit d’une situation assez fréquente qu’il faut adresser rapidement, car une seule pomme pourrie peut anéantir l’esprit d’équipe au sein de tout un groupe.

Pour éviter de se mettre à dos ou de perdre un employé qui possède des connaissances précieuses, on peut être tenté de donner la chance au coureur et de laisser le temps arranger les choses. Mais comme l’a dit l’humoriste canadien et journaliste Richard J. Needham : « Le temps règle tous les problèmes, mais il en ajoute aussi quelques-uns durant le processus. »

La première étape consiste à faire réaliser à l’employé que l’attitude (savoir-être) fait partie des exigences de son poste au même titre que les compétences techniques (savoir-faire).

Le gestionnaire doit faire comprendre à l’employé que si la situation ne change pas, il pourrait y avoir des conséquences sur son emploi au même titre que pour une personne qui livre un rendement inadéquat.

Il faut évidemment appuyer son jugement sur des exemples précis illustrant le comportement indésirable. Le gestionnaire peut aussi fournir des exemples de comportements désirés, mais c’est à l’employé de trouver des solutions.

On peut aussi amener l’employé à se rappeler la raison d’être de l’entreprise. Parfois les gens perdent de vue la raison pour laquelle ils sont là : servir des clients internes ou externes. Peut-être qu’un bref échange de poste pour quelques heures pourrait aider la personne à voir les choses sous un autre œil?

Lorsqu’on rencontre un employé problème, je suggère de toujours illustrer les impacts de ses actes à la fois sur les clients (insatisfaction), les collègues (frustration), le patron (perte de temps), l’entreprise (baisse de productivité) et même la société en général.

En tolérant la mauvaise attitude d’un employé, le gestionnaire démobilise ses employés les plus performants à cause de son inaction. Par contre, une situation habilement maîtrisée permet de renforcir à la fois l’engagement de l’employé problème et celui de l’ensemble des membres d’une unité.

Alors, dès que vous observez les premiers signes d’une mauvaise attitude chez un employé, adressez immédiatement la situation en privé.

Tiré de L’ADN d’un employeur de choix.

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