Et la bataille ne fait que commencer! Il y a présentement cinq travailleurs pour chaque retraité au Québec. En 2030, il n’y en aura plus que deux. Pas surprenant que les jeunes de la génération Y, les 20 à 35 ans, soient autant courtisés.

On dit souvent des jeunes d’aujourd’hui qu’ils manquent de loyauté, mais plusieurs ont vu leurs parents divorcer, négliger leurs enfants, se tuer au travail… pour ensuite être congédiés! Conséquemment, les jeunes négocient ferme : équilibre travail – vie personnelle, rôle du superviseur, développement de carrière,… les attentes de la nouvelle génération de travailleurs ont bien changé.

 

Valeurs privilégiées
Baby-boomers

(1945-1961)

Génération X

(1962-1976)

Génération Y

(1977-1993)

Développement personnel

Respect

Reconnaissance

Contribution

Performance

Leadership

Dépassement

Flexibilité

Autonomie

Tableau tiré de : Génération Y par Stéphane Simard

 

D’après Sylvie Guerrero, professeure au département d’organisation et ressources humaines de l’École des sciences de la gestion (UQAM), cette perception d’un manque de loyauté tient davantage du fait que les jeunes négocient davantage leur contrat moral. Afin d’éviter de se faire avoir comme leurs parents, ils s’assurent d’être reconnus s’ils performent bien plutôt que de simplement espérer.

Pour la première fois, les entreprises ne pourront plus se contenter de seulement dire que leurs employés sont leur actif le plus important, elles devront agir en conséquence pour le bien-être de l’ensemble des travailleurs, pas seulement les jeunes.

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