Le gestionnaire ne devrait pas s’attendre à un engagement total et indéfectible de son jeune employé de la génération Y (18-30 ans) dès le départ. Il devra probablement faire face à des objections (verbalisées ou non). Les objections sont inévitables et même souhaitables. Elles représentent un signe d’intérêt de la part de l’employé ou une indication que quelque chose n’est pas bien clair. Il faut alors voir là une opportunité de clarifier un élément mal compris.
  
Aussi, le gestionnaire devrait s’inquiéter de ne rencontrer aucune objection (ou réserve) de la part de son employé lors de la discussion sur ses irritants, leurs conséquences et les éventuelles solutions. Il faut éviter de tenter de conclure hâtivement en croyant que tout est OK. Il est préférable de questionner ouvertement l’employé sur ce qu’il pense de tout ce processus et de l’engagement qu’il est prêt à prendre (parce que c’est à lui de prendre en charge le développement heureux de sa carrière).
 
 
Par où commencer?
 

 
3 techniques inspirantes pour répondre aux objections
 
1. Reformulez en question
 
Cela permet de confirmer ou préciser les perceptions. Exemple : « Si je t’ai bien compris, tu penses que tu n’auras pas suffisamment de temps pour mettre en place ton plan d’action à cause de ta charge actuelle de travail, c’est bien ça? »
 
2. Précisez les conséquences du problème soulevé
 
Parfois, préciser les conséquences du problème signifie minimiser, simplifier, dédramatiser. Parfois, cela peut vouloir dire les expliquer, les détailler, les relier.
 
3. Rappelez les avantages
 
C’est-à-dire répondre à la question « Qu’est-ce que ça donne? » Vous pouvez aussi demander à l’employé de nommer lui-même les avantages qu’il voit et compléter selon votre vision de gestionnaire pour l’appuyer et le confirmer dans ses perceptions. Cela vous permet aussi de vérifier les compréhensions mutuelles de la situation.
 

 
 
Attention de ne pas tomber ici dans le panneau d’avoir à convaincre l’employé de quoi que ce soit. Certains sont habiles à éviter de s’engager. Je pense que c’est un réflexe de protection : si le plan échoue, ce ne sera pas de ma faute puisque ce n’est pas mon idée.
Si vous êtes en train de faire le gros du travail durant la discussion avec votre employé autour de l’engagement, ce n’est pas normal. C’est à lui de trouver ses solutions.
 
 « La plupart des gens manquent des opportunités parce que ces dernières se présentent en vêtements de travail et ressemblent à du travail.»
– Thomas Edison

Tiré du livre Génération Y maintenant disponible en version numérique pour vos tablettes!

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