Il arrive parfois que la somme des irritants est supérieure à la somme des bienfaits dans notre quotidien. Il est temps alors de se mettre en route. Cela ne veut pas nécessairement dire quitter son organisation. Si vos employés y sont, c’est qu’il y a quelque chose qui les y a attirés, rien n’est purement accidentel.
 
Peut-être pensez-vous que le temps arrangera les choses? Rappelez-vous cette citation de l’humoriste canadien et journaliste Richard J. Needham : « Le temps règle tous les problèmes, mais il en ajoute aussi quelques-uns durant le processus. » Réfléchissez et agissez.
 
Lors d’une de mes interventions en entreprise, j’ai eu une discussion animée avec un groupe d’employés qui étaient tous insatisfaits du climat de travail. En faisant référence à une collègue qui avait récemment remis sa démission, un membre de l’équipe a dit : « Elle a eu le courage de faire ce que nous tous n’osons pas faire. » Tous vivent des insatisfactions et la seule option qui leur semblait évidente était de quitter, ce qui demande effectivement beaucoup de courage.

Après leur avoir demandé ce qu’ils feraient eux concrètement pour améliorer l’esprit d’équipe s’ils étaient le patron, ils ont proposé de tenir une rencontre pour dresser la liste de tous les irritants (autant du côté du patron que des employés) et de prioriser une action (pas 3, pas 10 ou pas 100… une seule) à entreprendre d’ici la semaine prochaine pour améliorer un aspect en particulier. Il a été convenu de se revoir la semaine suivante pour faire une brève réunion de suivi sur la mise en place de cette action.

Dans ce cas précis, le groupe a décidé de tenir une brève rencontre de 15 minutes chaque semaine pour faire le point sur les contrats en soumission, les commandes obtenues, les échéanciers et les employés qui y seront assignés, le cas échéant.

Parmi les autres actions à mettre en place : prendre le temps de se dire bonjour le matin, de s’intéresser à ce que l’autre a fait durant le week-end, prendre le temps de dire merci à une personne qui a fait une différence, respecter sa parole. En fin de compte, il s’agit de mesures simples qui ne coûtent pas cher et qui font toute la différence pour les individus concernés.
 
L’avantage de vivre une situation déplaisante, c’est que cela nous incite à y accorder notre attention. Le doute est un signal qu’une action est nécessaire et que si l’on attend d’avoir toute l’information nécessaire avant de bouger, rien ne changera.

Tout change tellement rapidement de nos jours que rien n’est sûr à 100 % et attendre le moment propice c’est se clouer à l’immobilisme.

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