On qualifie souvent les jeunes d’égocentrique. Offrir une rétroaction à un « Y » qui se pense meilleur qu’il l’est vraiment peut donc représenter un défi. Voici une problématique qui m’a été soulevée par des gestionnaires et membres de conseils d’administration des caisses populaires de l’Ontario lors d’un atelier-conférence sur le thème du choc des générations livré dans le cadre de leur assemblée annuelle.

Vous pensez peut-être que les nouvelles générations ont toujours été égocentriques depuis le début des temps et vous avez probablement raison. Par contre, si vous décidez de ne pas en tenir compte, vous risquez d’avoir des problèmes puisqu’il semble que le phénomène va en s’accentuant.

En effet, une étude américaine échelonnée sur plusieurs décennies a permis de conclure que l’actuelle nouvelle génération est plus égocentrique que les générations précédentes à pareil âge.

 

Comment s’y prendre?

D’abord, ne tentez pas de faire comprendre au jeune qu’il est moins bon qu’il ne le pense. C’est une bataille perdue d’avance. En effet, les jeunes de la génération Y se sont fait dire par tout le monde qu’ils sont les meilleurs depuis leur tendre enfance. Même qu’étude publiée par MTV en 2012 souligne que 92 % des jeunes disent que leur entreprise est chanceuse de les avoir…

Je ne suggère pas de cacher la vérité à la personne, mais bien de présenter les faits observés tout en évitant d’attaquer son estime de soi (qui est plus fragile que les « Y » ne le laissent paraître).

En effet, des études psychologiques ont démontré que l’égocentrisme mène souvent à la solitude (28 % des Américains vivaient seuls en 2010 vs 9 % en 1950) alors que des relations nombreuses et solides avec autrui sont un excellent moyen pour bâtir son estime de soi.

L’idée est plutôt de renforcir le fait que chacun possède des talents et que vous allez trouver ensemble une stratégie pour que la personne réussisse mieux.

Une autre stratégie consiste à rappeler à la personne l’importance de sa tâche et de son rôle et à la faire réfléchir sur l’impact qu’elle désire avoir sur les autres.

Finalement, il est important de toujours souligner le lien entre ce que fait le jeune et le développement de son employabilité pour le futur (considérant qu’il va probablement changer plusieurs fois d’employeur dans sa vie).

La solution n’est surtout pas d’offrir un trophée à tout le monde, car dans la tête d’un jeune « Y » tout le monde est spécial et donc personne ne mérite un traitement de faveur.

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