L’organisation au service de ses ressources humaines

Les employés savent reconnaître une organisation au service de ses ressources humaines.  Un gestionnaire qui s’intéresse aux individus, non pas dans le but de mieux les manipuler ou de leur vendre du rêve, mais bien avec l’intention réelle de s’intéresser à eux afin d’apprendre à mieux les connaître pour les faire grandir.

 

De nos jours, ce ne sont pas les ressources humaines qui sont au service de l’organisation, mais bien le contraire. Vos employés travaillent désormais pour s’épanouir, apprendre, collaborer, rencontrer des gens et surtout pas pour vendre des trucs ou pour enrichir les actionnaires. J’ai personnellement rencontré ma douce alors que je lui enseignais le ski.

 

Votre responsabilité première de gestionnaire est de prendre les employés au niveau où ils se trouvent présentement et de les conduire là où ils devraient être. Il faut donc les accompagner dans la découverte de leurs forces. Vous devez bâtir le plan et les objectifs organisationnels en fonction des talents des membres de l’équipe plutôt que de forcer les gens à combler leurs lacunes pour satisfaire votre plan.

 

L’engagement à faire cheminer ses ressources humaines

Voilà pour votre part du travail. Qu’en est-il maintenant des autres? Comment s’assurer que chacun a fait son cheminement personnel lui permettant d’être en paix avec ses choix? Il s’agit là d’une démarche bien personnelle qui va au-delà du rôle de gestionnaire? Je ne crois pas. C’est physique, tout corps tend à l’inertie. À titre de leader, vous avez donc la responsabilité d’amorcer le mouvement, de provoquer des choses, en faisant agir des forces qui vont amener les autres à s’engager dans une direction.

 

Un des moyens consiste à montrer l’exemple. Ainsi, pour pouvoir éduquer et faire évoluer les membres de votre équipe, vous devez vous-même vous questionner vous aussi sur vos habitudes. Le leadership intérieur précède le leadership extérieur.

 

Avoir des buts ou avoir du sens?

On nous parle souvent de l’importance de se fixer des buts dans la vie. Je suis moi-même un grand adepte des objectifs à court et long termes, mais pour demeurer en équilibre et sain d’esprit, chaque employé veut que ces objectifs couvrent tous les aspects de sa vie : finances, affaires, loisirs, santé, relations, développement personnel et contribution à la société.

 

Personnellement, il m’a toujours été plus facile de me trouver des buts pour les aspects des loisirs ou des affaires en comparaison aux aspects de développement personnel ou de contribution à la société. Avec du recul, je constate combien ce sont mes réalisations (pourtant bien modestes) dans ces deux dernières dimensions qui m’ont procuré le plus de satisfaction. Je garde encore un très beau souvenir de ma journée de fête passée en solitaire à faire du vélo de montagne : la nature, les bruits de la forêt et la liberté de faire ce qui me plaît en plein milieu de la semaine. Bref, être centré sur soi et à l’écoute de ce qui nous entoure.

 

De plus en plus, les gens pensent que leur existence sur Terre ne devrait pas se limiter à avoir des buts, mais plutôt à avoir un sens. Avoir un but, c’est vouloir devenir quelqu’un ou avoir quelque chose, ce qui est limitatif. En effet, un accomplissement lié à un état ou à la possession matérielle devient conditionnel au maintien fragile de cette situation dans le temps.

 

Puisqu’il n’est pas possible de contrôler la quantité, la qualité et la durée des circonstances externes, il y a de fortes de chances que l’on soit déçu si on place tous nos espoirs en dehors de nous. Le monde change et on finit tous par vieillir. Comme le souligne Jean Bouchart d’Orval dans son livre La maturité de la joie : « L’homme a un but, c’est pourquoi il est heureux ou malheureux, mais jamais en paix. »

 

L’engagement envers soi

Dans le contexte actuel d’économie globale où tout évolue de plus en plus vite et où on nous en demande toujours plus, chaque employé a besoin de se sentir connecté avec l’organisation, le patron, les collègues, mais plus particulièrement avec lui-même. On ne trouve pas le bonheur à l’extérieur de soi. Ce n’est pas quelque chose qui nous arrive ou qui nous est donné. Il se trouve à l’intérieur de nous-mêmes, mais dans l’agitation quotidienne, il est parfois difficile d’établir cette connexion avec soi.

 

Que ce soit par la méditation, par le yoga, par la peinture, par la musique, par une promenade en forêt, peu importe la façon, c’est en calmant le mental que l’on peut retrouver l’être. Ce n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît.

 

Personnellement, ça fait plusieurs années que je pratique le yoga et la méditation, mais il est encore rare que j’arrive à calmer mon mental pendant toute une session de trente minutes.

 

Cette période de calme n’a pas besoin d’être dirigée vers un but précis. L’idée étant simplement de reprendre contact avec soi, de s’intérioriser et de se couper des objets ou des idées de l’extérieur. Cela clarifie l’esprit et me permet ensuite de reprendre mes activités d’une manière plus cohérente avec celui que je suis vraiment.

 

Qui n’a pas été bouleversé à la suite de la lecture d’un livre ou après avoir vu un film touchant. La méditation peut avoir le même impact sur nos émotions sauf que dans ce dernier cas, c’est notre être qui manifeste sa nature véritable. La discipline d’apprivoiser son mental est le premier pas sur le chemin de la découverte de son être et sans cette rigueur, je ne pense pas que le parcours soit possible.

 

Fermez vos yeux pendant une minute et essayez de ne penser à rien. Habituellement, après quelques secondes, notre esprit se met à galoper dans toutes les directions tel un cheval sauvage. Un maître en méditation utilise cette image mentale pour aider ses élèves à tranquilliser leur esprit. Il faut s’approcher doucement d’un cheval, le caresser, lui parler pour finalement monter dessus, le contrôler et partir en balade. Allons, essayez-le! Fermez vos yeux juste une minute et respirez bien pour retrouver votre calme intérieur.

 

L’engagement face aux valeurs de ses ressources humaines

L’un de vos rôles de gestionnaire consiste donc à accompagner les employés dans la découverte de leurs talents. Nous sommes souvent bien mauvais juges pour nous-mêmes. Comme le mentionne Jean Bouchart d’Orval dans son livre La maturité de la joie : « Le jardinier ne fait pas pousser les légumes; il n’est que l’outil du déploiement de la nature comme le médecin ne guérit pas; il ne fait que permettre à la vie de se refaire. »

 

Les avantages pour une organisation d’avoir des employés centrés sur leurs valeurs profondes sont nombreux. D’abord, vos employés sont plus indépendants, ce qui, paradoxalement, est une nécessité dans le contexte actuel. Pour progresser, voire survivre, vous avez besoin d’individus qui ne s’accrochent pas à leur emploi par crainte de ne pas pouvoir trouver autre chose à court terme pour faire face à leurs obligations financières. Votre entreprise a besoin de gens qui n’ont pas peur de perdre leur emploi s’ils remettent en question vos décisions.

 

Les individus de la génération Y et de la génération Z sont particulièrement à l’aise avec ce mode de fonctionnement eux à qui leurs parents ont demandé leur avis sur tout depuis leur enfance. Cela rend votre tâche plus ardue, mais à la vitesse où tout change et à la quantité et à la complexité des informations à assimiler, l’organisation a besoin de la contribution intellectuelle et de l’engagement de tous ses employés quant aux décisions à prendre.

 

Tant que l’employé est perçu comme un homo economicus, un simple instrument au service de l’organisation, vous n’arriverez pas à susciter un véritable engagement. Vous entretenez le cercle vicieux de la dépendance au matériel.

 

Il faut que les gens réalisent qu’en vous aidant à atteindre vos buts, ils atteignent les leurs. Il faut que vous arriviez à intégrer ce qui a un sens pour vous à ce qui a un sens pour eux.

 

Vous voulez vraiment avoir de l’influence et générer davantage d’engagement? Alors, croyez à la personne possible que vos employés portent en eux. La découverte de soi et de ses passions est plus un voyage qu’une destination. C’est pourquoi vous avez pour rôle de faire cheminer vos employés.

 

L’objectif principal de la conférence Générer plus d’engagement au travail est de proposer des outils pratiques et faciles à mettre en place pour susciter productivité et collaboration, en personne de même qu’en télétravail. Cela permet aux gestionnaires d’entreprise et aux responsables des ressources humaines qui composent mon auditoire en personne ou à distance de faire face aux dernières tendances en matière de gestion des ressources humaines.

 

Si vous désirez motiver vos ressources humaines et susciter l’envie dévorante de se dépasser, vous devez absolument répondre aux 10 questions fondamentales que se posent vos employés. Procurez-vous le livre Générer l’engagement au travail et découvrez des pratiques génératrices d’engagement concrètes et adaptées à la réalité des petites et moyennes entreprises.