Amour, compassion et bonheur

Parfois c’est notre ego qui nous empêche d’entrer en relation avec les autres. Plusieurs patrons font le choix de ne pas trop fraterniser avec leurs employés pour garder une certaine distance.

Personnellement, j’apportais mon lunch presque à tous les midis à la cafétéria pour manger non pas avec mes collègues, mais avec mes subordonnés et ceux des autres départements. Honnêtement, je le faisais plus par plaisir que dans un but stratégique d’apprendre à mieux connaître mon équipe sur une base plus personnelle, mais cela m’a permis de développer de solides amitiés qui durent encore plusieurs années plus tard.

Redonner un sens au travail

Se tourner vers les autres au lieu de s’isoler crée des relations harmonieuses et satisfaisantes qui donnent du sens aux relations de travail. Aider des gens dans le besoin, rendre service à un collègue débordé, avoir de la compassion ou de l’amour pour une personne sont toutes des sources de bonheur que l’on peut retrouver en se tournant vers les autres.

Plusieurs entreprises organisent des journées de corvées sociales où on propose à un groupe d’employés de donner un coup de main à un organisme communautaire de la région et les gens en reviennent gonflés à bloc. Ils ont l’impression d’avoir fait une différence dans la vie de quelqu’un, ce qui est un grand facteur motivationnel.

Avant, on se définissait souvent par notre rôle et notre identité y était fusionnée. Mais aujourd’hui, les paradigmes ont changé. Les gens sont familiers avec cette notion d’égalité des personnes malgré les fonctions différentes. Chacun est important à sa façon, chacun a besoin des autres. Je suis un et tous les autres sont des milliards alors comment puis-je croire que je compte plus que tous les autres. En évitant de se placer sur un piédestal, on est plus accessible et ouvert aux possibilités.

Les milléniaux reconnaissent les compétences avant le statut

Les plus jeunes accordent de moins en moins d’importance aux titres et au statut social. Avec tous les scandales de toutes sortes qui éclaboussent les gens d’affaires, les politiciens et les vedettes, le respect est devenu davantage quelque chose qui se mérite plutôt que d’être simplement lié au rôle qu’on joue dans la société.

Quand on n’espère ni de perdre ni de gagner, on est libre de donner ou de recevoir.

Tiré de Générer l’engagement au travail.

L’enfer c’est les autres!

« L’enfer c’est les autres ! » disait le philosophe et écrivain français Sartre. Il est vrai que l’un des aspects les plus importants du travail concerne nos relations avec les autres. Quand tous se donnent la permission d’être eux-mêmes, le respect peut s’installer. Mais encore, pour trouver du bonheur auprès des autres qui nous entourent au travail, il faut nécessairement être tous sur la même longueur d’onde, du moins en ce qui concerne le travail.

J’admets qu’être tous d’accord sur tout est un peu idéaliste… Envisageons plutôt être tous d’accord sur un minimum de valeurs et de comportements en trouvant des points communs propres au travail tout en faisant preuve d’ouverture face aux différences pour le reste.  Par exemple, il serait très difficile de trouver une musique qui plaise à tous dans un atelier. Ces débats interminables ou ces conflits irrésolus créent un climat difficile pour certains.

 

Générer l’engagement grâce à des valeurs communes

On ne peut être véritablement heureux au travail si les autres membres de l’équipe ne partagent pas les mêmes valeurs, n’adoptent pas les mêmes comportements ou ne nous apprécient pas tels que nous sommes.

Il ne s’agit pas ici d’être copie conforme les uns des autres. Mais il faut savoir que malgré nos différences ou même nos différents, nous avons des points communs. Nos opinions ou nos comportements peuvent varier, mais pour faire équipe, on doit trouver en chacun une valeur, un but, un rêve commun à tous.

Il s’agit donc d’identifier en quoi nous sommes semblables et quelles intentions communes motivent notre travail. Par exemple dans une école, le concierge, l’enseignant et la secrétaire ont chacun leurs tâches, mais ils doivent minimalement partager un amour des jeunes, une intention éducative qui les ressemble et les motive. L’important étant de rester centré sur la tâche et l’amour du métier.

 

Désamorcer les conflits pour mieux collaborer

Si je comprends l’intention de l’autre derrière son geste ou ses paroles, je risque d’être moins irrité par nos différences ou par mes perceptions. Chercher l’intention cachée permet de résoudre des conflits ou d’être plus compréhensif. Se demander pourquoi l’autre agit ou parle de telle façon permet d’échanger sans jugement et de se centrer sur un objectif commun. Cela suppose une attitude d’ouverture et de contrôle de ses émotions.

Dans le même sens, chaque employé doit assumer que c’est sa responsabilité d’exprimer ses buts et ses intentions s’il sent un désaccord de la part des autres. Non pas pour se justifier, mais pour établir la communication.

Lorsqu’on doit côtoyer un collègue ou un client difficile, on peut voir la situation comme une épreuve pour tester notre détermination et nous aider à grandir. Cela exerce notre patience et notre tolérance (deux qualités souvent négligées de nos jours), faisant de nous des êtres plus complets et en paix. Rechercher les qualités de la personne et faire preuve de compassion en souhaitant mentalement la fin de ses souffrances qui l’amènent à être si acerbe peut nous aider à mieux vivre une relation désagréable.

Souvent, nous nous attendons à ce que les autres fassent preuve de bonté et d’ouverture lorsqu’on les approche plutôt que d’initier nous-mêmes cette attitude en premier.

Tiré de Générer l’engagement au travail.

Le monde des milléniaux

Personne ne vit dans le monde, chacun vit dans son monde. Le problème, c’est que plus le vôtre est différent de la réalité, plus vous êtes malheureux. D’où l’importance de confronter les différentes perspectives pour se rapprocher de la réalité.

Génération Z, Y, X ou boomer: chacun sa réalité

Comme le disait Etty Hillesum, une grande figure de la spiritualité contemporaine décédée dans le camp d’Auschwitz à l’âge de 29 ans : « Le grand obstacle, c’est toujours la représentation et non la réalité. »

Souvent, quand on réagit négativement à une situation, le déclencheur de cette réaction se retrouve en nous, même si la situation provient de l’extérieur. La difficulté, c’est lorsque chacun se campe dans ses positions : on ne voit plus la réalité telle qu’elle est, chacun la teinte avec la couleur de ses lunettes. En fait, on ne voit plus, on pense et lorsqu’on est dans nos pensées, on n’est plus dans le moment présent.

Gestion multigénérationnelle: remplacer le jugement par la compréhension

Quand on accepte de considérer la perspective de l’autre, on remplace le jugement par la compréhension et naît la compassion.

Je suis souvent appelé à conseiller les organisations dans la dynamique de la gestion multigénérationnelle des ressources humaines. Le premier conseil que je donne aux gens est de partir de ce que tous ces gens qui se sont joints à votre entreprise ont de plus en commun et de laisser la latitude à chacun sur la manière de faire (en autant que cela respecte les orientations et les résultats fixés).

Peu importe leur âge, si ces gens se sont joints à votre organisation c’est qu’il y a un fil conducteur : l’amour des enfants, de la mécanique automobile, d’être au service des gens, etc. Même si Ginette ne communique pas de la même façon que Mélanie ou qu’elles ne partagent pas les mêmes goûts musicaux, elles ont toutes deux le même intérêt qui les a poussées à exercer le métier qu’elles ont choisi.

Tiré de Générer l’engagement au travail.

Osez!

Il y a souvent une déconnexion profonde entre les valeurs personnelles de l’employé et celles véhiculées par son patron. Lorsque cela se produit, chacun avale parfois sa pilule pour éviter de tomber dans les mauvaises grâces de l’autre. On se dit alors, qu’il a probablement ses raisons, que chacun a droit à ses valeurs, que l’on n’est pas obligé d’être d’accord sur tout avec tout le monde, etc. Tout cela est vrai, mais le problème ce n’est pas d’être d’accord ou pas avec son patron : c’est de ne pas pouvoir en discuter avec lui.

 

Osez vous entourer de fortes personnalités

Personnellement, je n’ai jamais eu le courage de le faire lorsque j’étais employé, mais je sais aujourd’hui que c’est ce à quoi s’attend un employé. Voici le conseil que l’on donne à tous les patrons : ne vous entourez pas de « Yesmen ». Même l’ancien président des États-Unis Barack Obama a osé s’entourer de fortes personnalités aux opinions contraires aux siennes. Ça complique parfois le processus décisionnel, mais à la fin, on arrive à de meilleures solutions.

De grandes divergences non discutées entre les valeurs profondes des individus qui forment une équipe est malsain. Cet écart crée un stress inutile, une blessure à l’âme qui, si elle est suffisante, devrait motiver des membres de votre équipe à entreprendre un changement.

Vous agissez d’une manière contraire aux valeurs de vos employés (ou à celles qui sont affichées sur le mur dans le hall d’entrée…)? Avant d’aller voir le délégué syndical ou la directrice des ressources humaines, l’employé va vouloir simplement avoir une discussion franche et ouverte avec vous.

Alors que j’étais un jeune gestionnaire inexpérimenté, j’aimais bien quand un de mes employés venait me voir pour discuter dans mon bureau seul à seul de l’écart entre mes actes et mes valeurs ou les siennes. Cela me permettait de prendre un peu de recul et de voir les choses sous une perspective différente.

Lorsque j’étais employé, je n’étais pas du genre à « challenger » les décisions de mon patron, et je pense que cela m’a créé beaucoup de frustrations. Je critiquais dans ma tête les décisions, mais je devais vivre avec.

 

Osez encourager les opinions divergentes

Paradoxalement, les employés que j’appréciais le plus lorsque j’étais gestionnaire étaient ceux qui n’hésitaient pas à me faire part de leurs réserves sur certaines de mes décisions. Cela me permettait de maintenir le canal de communication ouvert et j’avais tendance à les consulter davantage avant de prendre mes décisions, ce qui leur permettait d’avoir un impact réel sur leur travail.

Tiré de Générer l’engagement au travail.

Je ne suis pas parfait

En prenant régulièrement le temps de s’arrêter pour se connecter à soi-même, on peut de mieux en mieux cerner ses priorités, ses limites, ses valeurs et ses objectifs, bref, rester centré sur qui on est. Et surtout, voir de plus en plus les avantages d’être soi-même partout, tout le temps.

Rester centré sur ses valeurs

Un autre avantage de rester centré sur ses valeurs profondes est que cela nous évite du stress.

En effet, si on vous demande de faire une action en contradiction avec ce en quoi vous croyez, cela crée une tension inutile et, lorsque ces événements s’accumulent, ils peuvent mener à beaucoup de frustrations et éventuellement à des problèmes de santé.

Vos employés savent qu’ils ne pourront pas toujours faire ce qui leur plaît, mais le fait d’exprimer leur désaccord et les raisons qui le justifient leur permet de mieux vous connaître et de pouvoir influencer vos futures décisions.

Ne sous-estimez pas l’influence que vos employés ont sur vous. Les gens savent que votre réaction sera peut-être négative sur le coup, mais ils sont sûrs que leur point de vue teintera vos prochaines décisions. Vous êtes un humain imparfait, vous aussi (même si vos employés ont parfois l’impression que vous l’avez oublié…)

Humaniser le travail

L’employé sait qu’il ne peut compter seulement sur vous pour humaniser le travail : il a aussi un rôle important à jouer.

Ainsi, le patron a beau mettre en place une ambiance qui favorise l’épanouissement, ce sont souvent les limites intérieures des individus qui les bloquent.

Nous recherchons des excuses extérieures pour nous justifier, mais nous entretenons souvent un discours limitatif (réel ou en pensée) qui nous empêche d’accéder à un plus grand bonheur.

Les conditions favorables ne peuvent se substituer au désir de chaque individu de participer à la construction d’un milieu de travail sain et agréable.

Tiré de Générer l’engagement au travail.

N’attaquez pas mon fragile ego

Plus on devient ouvert, honnête et authentique, moins on est vulnérable aux vents contraires parce qu’on demeure solidement centré avec nos racines profondes. Souvent un ego est bâti sur un manque de confiance en soi.

Pour retrouver leur véritable nature, les gens veulent arrêter de vouloir être une version idéalisée de quelqu’un d’autre et cesser de se comparer. Quand on a vu ses parents ou ses amis se tuer à l’ouvrage pour se faire « flusher » cavalièrement par leur patron, on apprend vite qu’un ego bâti sur des choses éphémères telles que la richesse matérielle, le pouvoir ou l’apparence physique bascule rapidement lorsque ces conditions disparaissent.

L’ego fragilise l’engagement

Un autre avantage de ne pas vouloir être comme quelqu’un, c’est qu’on peut être tout le reste. Il n’y a donc plus de menaces lorsque les autres se dressent devant nous avec leurs opinions et leur ego. Leurs opinions ne nous limitent plus, nous ne sommes pas en opposition, mais bien des composantes indépendantes faisant partie d’un tout.

Combien de fois je me suis empêché de dire ce que je pensais lors d’une rencontre d’un comité de direction pour éviter d’être confronté et fragilisé. Je me suis toujours freiné de prendre ma place et d’exercer toute l’influence qu’on attendait de moi par crainte de piler dans les plates-bandes des autres. En fait, je ne faisais que projeter mes propres craintes en pensant que si je m’exprimais, j’attaquerais les autres, et qu’eux aussi pourraient attaquer mon fragile ego qui voulait se faire aimer de tous. Voilà probablement une des explications qui m’empêchait de mieux réussir dans ce que je croyais être l’emploi de mes rêves.

Un leadership qui plaît aux milléniaux

Le leader de nouvelle génération aborde les gens de manière inclusive et tolérante face aux différences. Il s’intéresse plutôt que de vouloir se montrer intéressant. Chacun a des besoins et des intérêts individuels à découvrir.

Avant que tout cela ne soit possible, vous devez tout d’abord vous aussi avoir développé cette sérénité, cette indépendance, cette distanciation d’avec vous-même pour vous consacrer au développement de l’autre.

Tiré de Générer l’engagement au travail

Tombent les masques

Notre être est souvent masqué par la personnalité : nous sommes parfois coincés derrière l’image que l’on veut projeter à cause de l’amour des autres que nous voulons obtenir.

Saviez-vous que personnalité vient de persona, qui signifie masque en latin? Il faut donc démasquer ce moi réel, découvrir la réalité, la vérité.

L’engagement est généré par la transparence

À titre de gestionnaire, c’est à vous d’initier le processus en faisant vous-même preuve de transparence. Évidemment, il peut arriver qu’il soit préférable pour le bien de l’équipe de garder certaines informations pour soi. Dans ce cas, il est quand même possible d’être transparent en mentionnant qu’il vous est impossible pour le moment de révéler telle information.

En faisant preuve d’authenticité, vous invitez vos employés à faire preuve de ce même courage à oser se découvrir (non, pas au sens de se dévêtir…) et se révéler sous leur vrai jour.

Faites preuve d’intégrité en vous inspirant des sages paroles du philosophe Sénèque : « Je gouvernerai ma vie et mes pensées comme si le monde entier devait être le témoin de l’une et pouvait lire dans les autres. »

L’engagement des travailleurs ne peut être forcé

En même temps, il faut reconnaître que la décision de partager ou non certains aspects très personnels devrait demeurer sous le contrôle de chacun. Bien que souhaitable pour tous, ce n’est pas tout le monde qui est prêt à faire preuve d’ouverture. Chacun à son jardin secret où seule la confiance nous permet d’accéder.

Aussi, pour éviter d’offenser l’autre sur ses croyances, le langage devrait demeurer le plus neutre possible. Aucune référence à une religion ne devrait être tolérée.

Lorsqu’on touche des cordes sensibles, il vaut toujours mieux peser ses mots. L’idée n’est pas de faire adhérer tout le monde à toutes vos valeurs, mais d’être mutuellement ouverts à une discussion honnête sur ces aspects personnels.

Tiré de Générer l’engagement au travail.

Pas de temps à perdre!

Il ne faut pas se désoler de voir quitter un de vos employés. C’est normal. Nous évoluons tous.

Comme le disait le pape Jean-Paul II : « Le travail est pour l’homme et non pas l’inverse. » Le travail est donc au service de la libération de l’individu pour l’amener à se réaliser davantage à un niveau supérieur.

Ce qui n’est pas normal, c’est de placer des individus dans des situations qu’ils ne sont pas prêts à vivre. Lorsqu’on subit de fortes demandes et que nous avons peu de contrôle sur les événements, c’est là que le stress devient trop intense et négatif. Il faut arrêter de croire que l’on peut devenir n’importe quoi pour n’importe qui dans la vie.

Se mobiliser soi-même

Le message positif de la psycho-pop est souvent mal interprété et les gens croient qu’ils vont changer leur vie en lisant un bouquin sur la pensée positive. On ne change pas sa vie, on l’actualise. Vivre sa vie, ça veut aussi dire : se libérer d’un travail qui nous empêche d’être la personne que l’on est vraiment.

On a parfois l’impression que les jeunes d’aujourd’hui veulent tout avoir tout de suite. Pour en avoir côtoyé plusieurs depuis quelques années dans le cadre de mes conférences ou interventions en entreprises, je peux vous dire que c’est généralisé.

Ils ont grandi dans le monde de l’instantanéité et de l’accessibilité. On a une question? Google nous fournit des millions de réponses en quelques secondes. On veut entendre une chanson ou lire un livre, on peut le télécharger en quelques secondes.

Comment générer l’engagement chez la génération Y

La génération Y (ou les milléniums) a grandi dans un univers où tout est possible : devenir millionnaire avec une entreprise virtuelle, pratiquer des sports extrêmes dans son salon sur une console de jeux vidéo, faire des voyages exotiques à l’autre bout de la planète ou même dans l’espace.

Sollicités de toutes parts, le temps est devenu la denrée la plus rare et les gens n’ont pas de temps à perdre. Ce n’est pas vrai qu’ils vont accepter de s’emmerder durant une journée de travail pour aller s’épanouir à l’extérieur. Ils veulent arriver rapidement à leur objectif et si l’organisation n’offre pas la flexibilité de trouver par eux-mêmes la meilleure façon d’arriver au but, ils vont aller voir ailleurs.

Tiré de Générer l’engagement au travail.

Les cochons ne savent pas chanter

C’est le monde à l’envers. Avec le vieillissement de la population, plusieurs secteurs spécialisés vivent (ou vivront d’ici peu) une pénurie de main-d’œuvre.

Nous évoluons actuellement dans un marché d’acheteurs où ce sont les candidats qui ont le gros bout du bâton. Ce sont eux qui choisissent leur employeur et non pas l’inverse. En entrevue, c’est eux qui posent les questions et c’est vous à la fin qui dites : « Puis, est-ce que ça vous intéresse de travailler chez nous? »

 

Se différencier comme employeur

Dans un tel contexte, les jeunes les plus talentueux sont très en demande. Pour éviter de se faire doubler dans la course au talent ou pour éviter de faire exploser votre plafond salarial, il faut trouver des moyens de vous différencier des autres employeurs.

Dans le marché actuel de l’emploi, si un employé n’obtient pas ce à quoi il s’attend au sein de son organisation ou si l’employeur n’obtient pas de l’employé le rendement attendu, la lune de miel ne dure pas longtemps.

Finie l’époque où on investissait des ressources sur un employé qui éprouvait des difficultés et c’est tant mieux. Comme le disait Mark Twain : « N’essaie pas d’apprendre à chanter à un cochon. Tu perds ton temps et ça rend le cochon fou. »

Mettre de la pression sur un employé qui n’est pas prêt à assumer une responsabilité augmente inutilement son niveau de stress et celui de toute l’équipe. Faites-lui le cadeau de lui permettre d’aller s’épanouir ailleurs.

Cette vision de l’employé jetable peut sembler contradictoire avec la mission de développer les individus au travail, mais pas dans le sens global.

 

Être à la bonne place au bon moment

Il est fort probable qu’un employé qui ne performe pas bien chez vous n’est simplement pas à la bonne place au bon moment. Cela n’a rien à voir avec ses aptitudes ou avec vos capacités de gestionnaire. C’est souvent une question de « timing ». Ce n’est pas le bon moment pour cette personne dans sa vie professionnelle ou personnelle ou dans la vie de votre organisation.

Pour faire une analogie avec le sport professionnel, souvent un joueur sera échangé à sa demande ou à celle de son entraîneur pour relancer sa carrière avec succès. Pensons seulement à nos pauvres Canadiens de Montréal…

Tiré de Générer l’engagement au travail.

Restez centrés sur vos valeurs

L’un de vos rôles de gestionnaire consiste à accompagner les employés dans la découverte de leurs talents. Nous sommes souvent bien mauvais juges pour nous-mêmes.

Comme le mentionne Jean Bouchart d’Orval dans son livre La maturité de la joie : « Le jardinier ne fait pas pousser les légumes; il n’est que l’outil du déploiement de la nature comme le médecin ne guérit pas; il ne fait que permettre à la vie de se refaire. »

Les avantages d’avoir des employés centrés sur leurs valeurs

Les avantages pour une organisation d’avoir des employés centrés sur leurs valeurs profondes sont nombreux.

D’abord, vos employés sont plus indépendants, ce qui, paradoxalement, est une nécessité dans le contexte actuel. Pour progresser, voire survivre, vous avez besoin d’individus qui ne s’accrochent pas à leur emploi par crainte de ne pas pouvoir trouver autre chose à court terme pour faire face à leurs obligations financières. Votre entreprise a besoin de gens qui n’ont pas peur de perdre leur emploi s’ils remettent en question vos décisions.

Les jeunes sont particulièrement à l’aise avec ce mode de fonctionnement eux à qui leurs parents ont demandé leur avis sur tout depuis leur enfance. Cela rend votre tâche plus ardue, mais à la vitesse où tout change et à la quantité et à la complexité des informations à assimiler, l’organisation a besoin de la contribution intellectuelle de tous ses employés quant aux décisions.

Difficile de générer l’engagement d’un homo economicus

Tant que l’employé est perçu comme un homo economicus, un simple instrument au service de l’organisation, vous n’arriverez pas à susciter un véritable engagement. Vous entretenez le cercle vicieux de la dépendance au matériel.

Il faut que les gens réalisent qu’en vous aidant à atteindre vos buts, ils atteignent les leurs. Il faut que vous arriviez à intégrer ce qui a un sens pour vous à ce qui a un sens pour eux.

Vous voulez vraiment avoir de l’influence? Alors, croyez à la personne possible que vos employés portent en eux. La découverte de soi et de ses passions est plus un voyage qu’une destination. C’est pourquoi vous avez pour rôle de faire cheminer vos employés.

Tiré de Générer l’engagement au travail.