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En cette ère où le commerce n’a plus de frontières et où les emplois se déplacent au gré du coût de la main-d’œuvre, il faut de la créativité et pour cela, il faut de la flexibilité et de la concentration. En redonnant le contrôle de leur temps aux employés, on obtient tout ça avec en prime une diminution de l’absentéisme et de la pollution, une augmentation de la productivité et on redonne un sens au travail des gens.

En effet, il n’y a plus nécessairement de contradiction entre les rôles au travail et dans la vie privée puisque les deux peuvent être exercés au gré des besoins (et des idées). On n’a plus nécessairement à faire le choix entre sacrifier deux choses qui sont importantes pour nous comme se réaliser au travail et passer du temps en famille.

Imaginez l’efficacité de pouvoir travailler sur un projet sans être dérangé par un patron ou un collègue. Pour m’aider à être plus efficace à l’époque où je travaillais en usine, il m’arrivait de fermer la porte de mon bureau durant une heure le matin. Le problème, c’est qu’il y avait une fenêtre à côté de la porte et que les gens, me voyant assis à mon bureau, cognaient à la porte pour me parler. J’ai résolu le problème en fermant les stores en permanence, rendant ainsi la fenêtre inutile, mais ça, c’est un autre débat. Et bien, un jour que j’étais en rencontre avec un employé derrière ma porte close (et stores fermés), quelqu’un a quand même frappé à ma porte. Après plusieurs tentatives infructueuses, la personne a finalement glissé un papier sous ma porte : c’était mon patron qui devait absolument me parler. Oui, c’était important, mais pas nécessairement urgent selon mes priorités.

Je me rappelle de plusieurs chargés de projets qui entraient au boulot plus tôt le matin ou durant un avant-midi les week-ends, car ils accomplissaient plus en une heure qu’en une journée complète parce qu’ils n’étaient pas interrompus.

Pensez-vous sérieusement que je pourrais arriver à écrire ce livre si je ne pouvais pas contrôler les interruptions de mon entourage? Tiens, voilà justement ma conjointe qui entre dans mon bureau alors que la porte est fermée…

 

Le travail n’est plus un endroit où l’on va

Il faut abolir le mythe qu’une présence physique plus du temps engendre automatiquement des résultats. Le travail n’est plus un endroit où l’on va, mais bien une chose que l’on fait. Il ne faut pas s’en surprendre à la manière dont les organisations traitent les gens d’une manière souvent cavalière.

Du temps de mes parents, les gens disaient qu’ils travaillaient pour l’entreprise ABC, de nos jours, les gens disent qu’ils sont webmestres. Le lien de confiance avec leur employeur est rompu. Mais leur identité leur vient maintenant de l’intérieur d’eux-mêmes dans la conscience de ce qu’ils sont et non pas de l’extérieur, enrobée dans un « faire » officiel institutionnalisé.

De la même manière qu’il remet en question le respect de la hiérarchie basé sur les titres (plutôt que sur les compétences), l’employé ne veut plus être payé pour des heures, mais pour des résultats. Cela devrait vouloir dire que si un employé a atteint ses objectifs, il ne devrait pas être pénalisé en devant occuper le reste de son temps jusqu’à ce que la cloche sonne…

Cela devrait vouloir aussi dire que les horaires flexibles ne devraient pas être applicables seulement quand ça fait l’affaire du patron (baisse de l’achalandage) et éliminés sur la base des seuls besoins de l’organisation, sans considération de ceux des employés.

Cela devrait aussi vouloir dire que personne ne devrait être indispensable au point qu’elle seule puisse répondre à une question donnée. Redonnez à l’employé le contrôle de sa vie pour qu’il trouve par lui-même la meilleure façon d’arriver à vos objectifs communs.

Tiré de Générer l’engagement au travail.

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