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Vous avez peut-être appris qu’il ne faut pas être trop près des employés pour se faire respecter. Que de conserver une certaine distance est essentiel au maintien de l’autorité. J’ai déjà entendu d’un employé qui disait que son patron traînait sa « face d’air bête de boss » dans la coffre à gants de sa voiture, qu’il la mettait chaque matin durant le trajet à l’usine et qu’il la rangeait là le soir, au retour à la maison. La bonne nouvelle, c’est qu’avec l’employé de nouvelle génération, vous n’avez plus à vous arracher le cœur et à le mettre au frigo le matin pour le reprendre le soir au retour du boulot.

Engager sa sensibilité n’est plus seulement souhaitable, mais essentiel pour rejoindre la sensibilité de vos employés. Si vous arrivez à toucher le cœur des gens, aucun objectif n’est hors de portée pourvu que ce soit fait avec fraîcheur, transparence et sincérité.

L’employé de nouvelle génération ne veut plus d’un « super patron » invincible au-dessus de tout et qui ne se trompe jamais. Il veut un humain vulnérable et qui n’a pas réponse à tout.

Nous sommes tous à la recherche de cette job idéale où tout sera parfait pour nous. De son côté, le patron recherche des employés qui seront en parfaite harmonie avec son monde à lui et vice-versa. Ces deux visions sont-elles irréconciliables? Chacun de son côté, il faut faire glisser notre attention de soi jusqu’aux autres. Au départ, il y a seulement moi. Ensuite, il y a moi et les autres. Puis, il y a les autres et moi pour finalement arriver à une vision du monde où seuls les autres comptent.

N’y a-t-il pas un risque de s’oublier en se consacrant entièrement aux autres? Oui et c’est justement ça la source du bonheur. Comme me l’a dit mon garçon Émile, alors âgé d’à peine neuf ans, lorsque je lui ai demandé quelle était sa mission sur la Terre : « Je veux aider ceux que j’aime tout en m’amusant. » Wow, quelle sagesse! Imaginez-vous un instant où tout ce que vous avez à faire dans la vie c’est d’aider ceux que vous aimez tout en vous amusant.

Je ne suis pas en train de dire qu’il faille retourner vivre dans des communes à la campagne pour faire pousser des enfants. L’élément clé à considérer est le plaisir.

Pour moi, aider les autres en m’amusant, c’est de donner des conférences. Pour une autre, ça peut être de répondre aux réclamations des clients suite à un événement fâcheux dans un cabinet d’assurance. Si on part de ce qu’on est, donc sachant ce qu’on aime, on ne peut se perdre en se mettant au service des autres.

Comme patron, je peux comprendre que vous ne soyez pas nécessairement réceptif à l’idée d’être entièrement au service de vos employés. Il faut bien quelqu’un pour faire respecter les règles et faire la police. « Je ne suis quand même pas Mère Teresa et nous sommes une entreprise et nos actionnaires exigent que nous atteignions nos objectifs », pensez-vous. Vous avez raison, mais pourquoi y aurait-il contradiction entre les deux.

Prenez l’exemple de J.-Robert Ouimet qui dirige l’entreprise fondée par son père il y a soixante-quinze ans, le groupe Ouimet-Cordon Bleu-Tomasso, comme le ferait justement Mère Teresa. Son livre, Tout vous a été confié, regorge d’exemples et de leçons que vous pouvez en tirer pour mieux motiver vos employés à atteindre vos buts communs.

Tiré de : Les patrons sont-ils tous des menteurs ?

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